Résumé : Aujourd'hui, la politique de neutralité relève largement du pouvoir discrétionnaire du Conseil fédéral. L'initiative créerait un mandat constitutionnel clair avec une légitimation démocratique. 87% de la population approuvent la neutralité -- les partisans voient dans l'initiative la mise en œuvre conséquente de cette volonté populaire.
La neutralité n'apparaît dans la Cst. que comme « tâche » (art. 173/185 Cst.), pas comme principe autonome. Dans la section « Politique extérieure » (art. 54), elle est totalement absente [1].
L'initiative élèverait la neutralité du pouvoir discrétionnaire de l'exécutif au rang de principe constitutionnel. Cela signifie [2] :
Les critiques (notamment le Conseil fédéral, René Rhinow) mettent en garde : les 87% d'approbation de la neutralité ne signifient pas 87% d'approbation de la neutralité stricte de l'initiative. 56% souhaitent une interprétation plus flexible (Baromètre des chances 2026) [5].
[1] Constitution fédérale (Cst.), RS 101. [Open Access]
[2] Villiger, M. E. (2022). Analyse juridique. [Open Access]
[3] DDPS (2025). Étude Sécurité 2025. [Open Access]
[4] Chancellerie fédérale (2024). Texte de l'initiative. [Open Access]
[5] watson.ch (2026). Baromètre des chances 2026. [Open Access]
Dernière mise à jour : mars 2026